
Plus de 120 organisations de défense des droits humains mettent en garde les participants au Mondial 2026 contre un voyage aux États-Unis
Plus de 120 organisations de défense des droits humains américaines, dont l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), ont émis un avertissement officiel de voyage. Elles exhortent les supporters, joueurs, journalistes et visiteurs à faire preuve de prudence lors de leur déplacement aux États-Unis pour la Coupe du Monde 2026. Cet avertissement est motivé par ce que ces organisations décrivent comme une campagne de répression migratoire violente et abusive sous l'administration actuelle et une montée de l'autoritarisme, exposant ainsi les participants au tournoi co-organisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique à des risques de violation de leurs droits fondamentaux.
Dans les détails de cet avertissement, les instances des droits humains ont précisé que les risques incluent le refus arbitraire d'entrée, l'arrestation, la détention, l'expulsion, ainsi que l'examen intrusif des comptes de réseaux sociaux et un traitement potentiellement cruel de la part de l'agence américaine de l'immigration et des douanes (ICE). Les organisations à l'origine de l'avertissement ont affirmé que « la montée de l'autoritarisme et la violence accrue sous l'administration Trump posent de graves risques pour tous », soulignant que ces mesures ciblent particulièrement les minorités, ce qui suscite une large inquiétude quant à la sécurité des délégations étrangères participant à l'événement sportif mondial.
Ces groupes ont exhorté la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) à faire pression sur les autorités américaines pour garantir la protection des droits des visiteurs. La FIFA a répondu en affirmant qu'elle est « engagée à respecter tous les droits humains internationalement reconnus et s'efforcera de renforcer la protection de ces droits ». Cependant, bien que la FIFA ait lancé des procédures accélérées pour les délais de demande de visa, la Fédération a précisé que ce processus ne garantit pas leur obtention, notamment avec la persistance de l'interdiction de voyager actuellement imposée aux citoyens de quatre pays participant au tournoi : l'Iran, Haïti, le Sénégal et la Côte d'Ivoire.
Jamil Dakwar, directeur des droits humains à l'Union américaine pour les libertés civiles, a appelé à une intervention décisive de l'instance mondiale du football, déclarant : « Il est temps que la FIFA utilise son influence pour exiger des changements politiques concrets et des garanties fermes, afin que les gens se sentent en sécurité pendant leur voyage et durant les matchs. » Ces avertissements surviennent alors que les États-Unis se préparent à accueillir 78 des 104 matchs prévus pour le tournoi, au milieu d'assurances officielles selon lesquelles des agents de l'agence de l'immigration et des douanes feront partie du dispositif de sécurité de la compétition.