
Mbappé apporte de nouvelles précisions à la justice française sur son témoignage dans l'affaire Hakimi
Kylian Mbappé a fourni une nouvelle déposition écrite aux autorités judiciaires françaises. Cette démarche vise à clarifier le contenu de sa précédente déclaration dans l'affaire concernant les accusations de viol portées contre Achraf Hakimi.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre des efforts de la défense pour apporter un contexte plus précis aux conversations qui ont eu lieu entre les deux joueurs concernant les faits. La première déposition avait en effet suscité des interprétations juridiques divergentes.
Dans ce nouveau document, Mbappé s'est attaché à corriger la terminologie employée lors du récit des faits par Hakimi. Il a précisé avoir évoqué l'expression "certaines zones intimes" et non "les zones intimes" pour décrire les contacts mutuels entre les deux parties.
Cette clarification vise à infirmer les conclusions précédentes et à contrecarrer l'interprétation du juge d'instruction, qui avait estimé que le témoignage initial contenait une référence explicite à des contacts de nature sexuelle, étayant ainsi la position de l'accusation.
Par cette précision, la défense a souligné que les déclarations de Mbappé ne devaient pas être interprétées comme des preuves incriminantes contre Hakimi. Dans ce contexte, Mbappé a rapporté dans sa déposition l'échange qu'il a eu avec son coéquipier, indiquant : « Achraf m'a dit qu'ils avaient échangé des baisers. Je lui ai demandé s'il lui avait fait quelque chose de mal, et il m'a répondu qu'il y avait eu des contacts mutuels dans certaines zones intimes sans qu'il ne ressente de refus de la part de la jeune femme. »
De son côté, Rachel Flore Pardo, l'avocate de la partie civile, a minimisé l'importance de cette démarche juridique. Elle a déclaré : « Cette déposition, soumise à la demande de la défense, contredit les déclarations antérieures faites devant les enquêteurs. Il est évident qu'elle ne convaincra pas les juges et n'aura aucune valeur dans le déroulement de l'affaire. »
Ces développements surviennent alors que la chambre de l'instruction examine l'appel interjeté contre la décision du juge d'instruction, qui avait précédemment ordonné le renvoi d'Achraf Hakimi devant le tribunal correctionnel. La chambre doit déterminer si les preuves sont suffisantes pour poursuivre le procès. Pour rappel, les autorités avaient entendu Mbappé en tant que témoin en avril 2023 à Neuilly-sur-Seine, tandis que la décision initiale du juge s'appuyait sur des messages textuels fournis par la plaignante comme éléments de preuve.