
Les adhérents du Wydad dénoncent les « lacunes » du communiqué du bureau actuel et réclament un départ immédiat et la mise en place d'un comité provisoire
Les adhérents du Wydad Athletic Club ont exprimé leur rejet catégorique du communiqué publié par le bureau directeur. Ils estiment qu'il s'agit d'une tentative de faire passer une « démission piégée » pour une démarche démocratique, qualifiant cette initiative d'« absurdité administrative ».
Dans leur communiqué, les adhérents ont précisé que cette prétendue « démission » n'est qu'une « tentative de repousser l'échéance et de conserver le contrôle jusqu'à la tenue de l'Assemblée générale ». Ils ont insisté sur le fait qu'« il est impossible, tant sur le plan légal que logique, qu'un bureau 'démissionnaire' supervise le processus de désignation de son successeur, car il deviendrait alors à la fois juge et partie, ce qui porterait un coup fatal au principe de neutralité ».
Le communiqué ajoute que l'ouverture des adhésions pour la saison 2026/2027 par un bureau « sortant » soulève de nombreuses interrogations. Cette démarche, selon les adhérents, « suscite la suspicion d'une tentative d'orienter la carte électorale via des adhésions douteuses, dans le but de laisser un 'héritier illégitime' garantissant la perpétuation de la même approche défaillante ».
Les adhérents ont également affirmé que le bureau a délibérément « omis de fixer une date pour l'Assemblée générale élective », qualifiant cette omission de « tactique pour gagner du temps et contrôler le calendrier ». Ils estiment par ailleurs que le fait de s'en tenir aux « procédures en vigueur au sein du club » est « un moyen de contourner la loi, étant donné que ce sont ces mêmes procédures qui ont engendré la situation actuelle ».
En conclusion de leur communiqué, les adhérents du Wydad ont formulé une série de demandes urgentes. Ils réclament notamment « la présentation d'une démission immédiate et définitive, la formation d'un comité provisoire indépendant pour gérer les affaires courantes, à l'abri de l'influence du bureau actuel », ainsi que « l'annonce immédiate d'une date officielle et proche pour l'Assemblée générale élective afin de garantir la transparence ».
Ils ont également appelé à « l'arrêt de toute opération d'adhésion suspecte et à la limitation des adhésions dans un cadre légal clair garantissant l'égalité des chances ». Ils ont enfin exigé « une supervision juridique neutre pour assurer une véritable transition du pouvoir, rompant avec les pratiques de contrôle ».