
16 membres de la Fédération sénégalaise accusent leur président Abdoulaye Fall de corruption financière pour les primes de la CAN 2025
Une nouvelle crise a éclaté au sein de la Fédération sénégalaise de football (FSF), alors qu'elle fait face à un litige juridique devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) contre la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération royale marocaine de football (FRMF) concernant la finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2025. Selon le site « Sport News Africa », de vifs désaccords sont apparus entre le président de la FSF, Abdoulaye Fall, et seize membres du comité exécutif. Ces derniers ont exprimé leur désapprobation, l'accusant d'une gestion opaque et sélective.
Les membres du comité exécutif de la Fédération sénégalaise, connus sous le nom de « bloc des 16 », ont révélé qu'Abdoulaye Fall avait versé des primes de performance pour la Coupe d'Afrique des Nations sans leur approbation. Un montant de 13 millions de francs CFA a été versé à certains responsables avec l'aval du président. Ce chiffre a soulevé de nombreuses questions, d'autant plus que certains bénéficiaires ne faisaient pas partie de la délégation officielle lors du tournoi qui s'est déroulé au Maroc.
La genèse de cette crise réside dans la volonté des membres du « bloc des 16 », bien que non inscrits sur la liste officielle, de percevoir une subvention de 50 millions de francs CFA. Cette prime avait été octroyée par le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, en sus des récompenses destinées à la délégation officielle.
Après le rejet de leur requête par le président de la FSF et leur renvoi vers le secrétaire général, Abdoulaye Seydou Sow, les opposants ont choisi d'escalader en exposant l'affaire à l'opinion publique. Ce qui n'était qu'une crise administrative s'est ainsi transformé en un scandale public, révélant la corruption et les manœuvres d'Abdoulaye Fall.
Le président de la FSF se retrouve ainsi confronté à de nouvelles accusations de corruption financière, ce qui met en péril sa crédibilité et son avenir. Cette situation survient alors qu'une autre affaire le concernant est toujours pendante devant le TAS, où il est accusé d'avoir versé des pots-de-vin pour obtenir son poste actuel.