
Le Real Madrid accuse officiellement le FC Barcelone de corruption sportive dans l'affaire Negreira
Le Real Madrid a officiellement accusé son rival traditionnel, le FC Barcelone, de corruption sportive dans le cadre de l'affaire Negreira en cours. Cette accusation a été formulée via une lettre publique révélée par Javier Estrada Fernández. Le document décrit le système de surveillance et d'évaluation des arbitres, auquel José María Enríquez Negreira a participé, comme arbitraire et déviant, ouvrant ainsi un nouveau chapitre dans le litige juridique qui secoue la Liga depuis deux ans.
Dans sa note juridique, le club madrilène a expliqué que les éléments incriminants découverts et les résultats des enquêtes policières supplémentaires justifient clairement la poursuite des procédures judiciaires actuelles. Le Real Madrid a déclaré : « Certainement, les éléments incriminants qui existaient déjà lors de la publication de l'ordonnance du 14 mars 2024, en plus des divers éléments supplémentaires qui ont été ajoutés à mesure que les enquêtes policières progressaient, justifient pleinement la poursuite de cette procédure. Ils nous permettent sans aucun doute de déclarer l'existence d'un comportement continu de corruption sportive aux racines criminelles, attribué à toutes les personnes faisant l'objet d'une enquête. »
Dans un contexte similaire, le Real Madrid cherche à se constituer partie civile dans l'affaire portée contre le FC Barcelone, concernant des paiements financiers versés à l'ancien vice-président du Comité Technique des Arbitres. En revanche, le FC Barcelone maintient sa position, affirmant que ces sommes correspondaient à des rapports techniques sur les arbitres, reçus par le délégué de l'équipe, Carles Naval. Le club catalan insiste sur le fait que ces transactions, dont les répercussions ont commencé il y a trois ans, relèvent du travail technique légitime du club.
Les accusations du Real Madrid reposent sur le rôle particulier joué par Negreira au sein du système arbitral, estimant que les preuves accumulées confèrent à l'affaire une dynamique juridique permettant d'inculper un comportement de corruption continu. Pendant ce temps, les autorités espagnoles continuent d'examiner tous les documents et transferts financiers liés au dossier, laissant le conflit juridique ouvert entre les deux géants, dans l'attente des résultats des prochaines enquêtes judiciaires.