
L'ancien secrétaire général de la CAF : « Que ceux qui affirment que la CAF est contrôlée nous en apportent la preuve »
Véron Mosengo-Omba, ancien secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF), est revenu sur la controverse entourant la finale de la Coupe d'Afrique des Nations, qui a vu le Maroc être sacré champion aux dépens du Sénégal.
S'exprimant sur France 24, Mosengo-Omba a déclaré : « Premièrement, je tiens à remercier le Roi Mohammed VI qui, par l'intermédiaire de sa fédération présidée par Fouzi Lekjaa, a mis notre administration dans les meilleures conditions. »
Il a poursuivi : « Je ne peux pas commenter l'affaire de la finale de la CAN, car ni Motsepe ni moi, en tant que secrétaire général, n'avons interféré dans les procédures. Après la finale du 18 janvier, la fédération a déposé un recours concernant l'article 82 du règlement de la Coupe d'Afrique des Nations. »
Il a ajouté : « Cet article stipule que lorsqu'une équipe se retire d'un match, refuse de jouer ou quitte le terrain avant la fin de la rencontre sans l'accord de l'arbitre, elle est considérée comme vaincue et est exclue de la compétition. »
Il a complété : « Tels étaient les arguments du Maroc, mais la commission de discipline a estimé que ce n'était pas le cas de figure de la finale. Les Marocains ont alors exercé leur droit de faire appel pour l'application de cette clause. La publication de deux décisions différentes nous a valu des critiques dues à l'émotion, mais cela témoigne de l'indépendance des deux institutions. »
Il a précisé : « Le Sénégal a également exercé son droit et a porté l'affaire devant le TAS, une institution indépendante de la CAF, basée à Lausanne. »
Il a conclu : « Que ceux qui disent que la CAF est contrôlée nous apportent des preuves, car de telles affirmations sont totalement fausses. Personnellement, j'avais souhaité démissionner plus tôt, mais je voulais vivre cette CAN qui a battu tous les records, notamment en termes de revenus. »