
La Fédération italienne fixe au 22 juin la date de l'élection de sa présidence avec un nouveau système de vote
La Fédération italienne de football (FIGC) a fixé au 22 juin la date de l'élection de la présidence de son organe dirigeant suprême. Ce processus verra la participation de 274 délégués, qui exprimeront 516 voix pondérées. Cette décision fait suite à une réforme statutaire adoptée en novembre 2024, visant à redistribuer les poids de vote entre les six composantes du football italien.
La Ligue amateur émerge comme une force électorale majeure, détenant 34 % du total des voix. Cela rend les alliances électorales, notamment avec la Ligue professionnelle, essentielles pour tout candidat souhaitant s'assurer la victoire. Les règles de scrutin exigent un quorum de trois quarts des voix au premier tour, ou deux tiers au second tour. Une majorité simple suffit au troisième tour pour désigner le nouveau président.
Dans le cadre des préparatifs, les clubs de Serie A, qui représentent 18 % du pouvoir de vote, cherchent à s'accorder sur un nom incarnant un projet commun. Bien qu'ils ne puissent pas décider de l'élection de manière autonome, leurs orientations restent influentes dans la formation des alliances. L'histoire récente a d'ailleurs vu le Comité national olympique italien (CONI) intervenir en janvier 2018 pour nommer un commissaire à la tête de la Fédération, après l'incapacité des parties à trouver un accord.
Il est à noter que les précédentes élections ont été marquées par une nette domination de Gabriele Gravina, qui a remporté des victoires écrasantes avec 97,2 % des voix en 2018, puis 73,4 % en 2021, et enfin 98,7 % en 2025. Cependant, les récentes modifications apportées aux poids des différentes composantes pourraient engendrer une dynamique de compétition différente de celle observée lors de confrontations antérieures, comme l'élection de mars 2017, caractérisée par une forte rivalité entre Carlo Tavecchio et Andrea Abodi.