
Mondial 2026 : la FIFA surveille la situation sécuritaire au Mexique
Le meurtre de Nemesio Oseguera Cervantes, alias "El Mencho", chef de cartel mexicain, a soulevé des inquiétudes croissantes quant à la sécurité de l'organisation de matchs de la Coupe du Monde 2026 et d'un match de barrage qualificatif dans l'État de Jalisco. Cet incident a déclenché des violences en représailles dans la région, poussant un haut responsable de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) à évoquer la possibilité de délocaliser les matchs de barrage prévus fin mars au stade Akron, si la sécurité des participants et des spectateurs ne peut être garantie.
Les autorités mexicaines ont lancé de vastes opérations pour rétablir l'ordre dans l'État, placé en état d'alerte maximale. Pablo Lemus, gouverneur de Jalisco, a confirmé la mise en place de mesures de sécurité renforcées pour consolider la stabilité, déclarant à ce sujet : « Nous travaillons à restaurer la paix dans l'État de Jalisco. » Parallèlement, 2 000 soldats supplémentaires ont été déployés dans la ville de Guadalajara pour sécuriser la zone et faire face à l'instabilité sécuritaire qui a suivi l'élimination du chef de cartel.
Un porte-parole de la FIFA a expliqué que l'organisation suivait de près la situation à Jalisco et restait en contact permanent avec les autorités locales. Il a affirmé que l'instance internationale avait « pleine confiance dans les trois pays hôtes de la Coupe du Monde, à savoir le Mexique, le Canada et les États-Unis ». Malgré cette approche positive, la FIFA n'a pas encore confirmé de manière définitive le maintien des matchs de barrage à Guadalajara. L'activité sportive locale a déjà été impactée par le report d'un derby de la Liga MX féminine entre Chivas Guadalajara et Club América.
Le stade Akron, situé dans l'État de Jalisco, a un calendrier chargé, avec l'accueil de quatre matchs de la phase de groupes en juin 2026. La ville de Guadalajara s'est également engagée à organiser un festival des supporters d'une durée de 39 jours. Alors que des dizaines de milliers de billets pour les matchs du Mondial ont déjà été vendus, les organisateurs s'efforcent de surmonter cette crise sécuritaire et de garantir le respect des engagements internationaux, d'autant plus que l'état d'alerte « rouge » persiste, reflétant la gravité des défis sur le terrain dans la région.