
Motsepe s'en tient à la langue de bois concernant les incidents de la finale de la CAN, malgré l'implication du Sénégal dans les désordres
Malgré les déclarations de Patrice Motsepe ce vendredi matin concernant les incidents de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2025, le discours est apparu très général et dénué de toute référence aux responsabilités réelles de ce qui s'est passé sur le terrain. La finale entre le Maroc et le Sénégal n'a pas été ordinaire : elle a été marquée par le retrait temporaire de l'équipe sénégalaise, en signe de protestation contre une décision arbitrale accordant un penalty décisif au Maroc, avant qu'elle ne revienne achever la rencontre sous la pression de l'arbitre et des observateurs du match.
Ce retrait, accompagné d'actes d'incitation de la part du staff technique sénégalais et de certains de ses joueurs, a créé une atmosphère tendue dans les tribunes, où plusieurs supporters sénégalais se sont livrés à des actes de vandalisme manifestes, incluant des tentatives d'envahir le terrain et des jets de projectiles sur les joueurs et les officiels, générant un état de chaos et une pression considérable sur les organisateurs de l'événement. Le Maroc, pour sa part, a offert une organisation exceptionnelle de cette finale, tant au niveau des stades que des infrastructures et de la sécurité, comme l'ont confirmé des observateurs et des délégués de plusieurs fédérations africaines, ce qui impute directement la responsabilité des incidents au camp sénégalais et à ses supporters.
En revanche, le président de la CAF a choisi de qualifier ces événements de « tache pour le tournoi », affirmant que la Confédération s'efforcerait de modifier les règlements pour garantir l'imposition de sanctions dissuasives en cas d'infractions, sans toutefois clarifier explicitement les responsabilités directes de la partie sénégalaise ou la nature des désordres des supporters. Les déclarations de Motsepe, malgré une tentative de les enrober d'un langage officiel et « diplomatique », n'ont pas reflété l'ampleur de l'engagement marocain et son succès organisationnel, transformant le discours en une allocution générale qui évite de désigner clairement la partie responsable des faits.
Ainsi, il demeure que le Maroc a été victime d'agissements échappant à sa volonté organisationnelle, qu'il s'agisse du retrait de l'équipe sénégalaise ou des désordres des supporters. Les décisions et déclarations officielles de la CAF semblent, quant à elles, éviter d'imputer directement la responsabilité, ce qui soulève des interrogations quant à la sévérité des sanctions attendues et à leur capacité à dissuader de futures dérives.