Le joueur du Paris Saint-Germain Lucas Hernandez et son épouse accusés de "traite des êtres humains"
Le défenseur français Lucas Hernandez, joueur du Paris Saint-Germain, se retrouve au cœur d'une affaire extra-sportive. Lui et son épouse sont accusés de « traite d'êtres humains et de travail dissimulé » suite à une plainte déposée auprès de la justice française par une famille colombienne de cinq personnes.
Selon des sources médiatiques françaises, dont la chaîne RMC, Lucas Hernandez et son épouse sont soupçonnés d'avoir exploité cette famille colombienne. Ils auraient employé ses membres sans contrats légaux et sans respecter les conditions de travail entre septembre 2024 et novembre 2025.
L'avocate des plaignants, Maître Lola Dubois, a confirmé que la plainte avait été déposée le 14 janvier. Le Parquet national financier de Versailles n'a, pour l'heure, émis aucune réaction officielle.
D'après les déclarations des plaignants, les membres de la famille colombienne auraient effectué diverses tâches telles que la garde, la sécurité, le nettoyage, la cuisine et la garde d'enfants.
La plaignante a raconté avoir rencontré l'épouse de Lucas Hernandez en Colombie en juin 2024. Cette dernière lui aurait proposé de venir travailler en France pour elle et sa famille. Par la suite, les services de ses frères et sœurs ainsi que de ses parents auraient également été sollicités.
La plaignante a affirmé être arrivée en France en situation irrégulière, et que l'épouse du joueur avait promis de régulariser rapidement toutes les démarches administratives, ce qui n'aurait pas été fait.
Par ailleurs, l'avocate des plaignants a souligné que les contrats proposés ultérieurement manquaient de précision concernant les salaires et les horaires de travail. Ils n'incluaient pas non plus les droits légaux tels que les congés ou les jours de repos, certains employés travaillant six jours sur sept, voire tous les jours.
L'avocate a ajouté que certains employés auraient été licenciés de manière brutale après des désaccords avec l'épouse de Lucas Hernandez, et qu'ils auraient subi une pression psychologique constante. La plaignante a d'ailleurs déclaré : « Je me sens exploitée, frustrée et j'ai été maltraitée. »