
Schell confirme l'impact de la pression du public marocain sur les joueurs nigérians : « Si les tirs au but avaient eu lieu au Nigeria, nous aurions probablement gagné »
Éric Schell, le sélectionneur de l'équipe nationale du Nigeria, a révélé les détails des tirs au but qui ont scellé l'issue du quart de finale de la Coupe d'Afrique des Nations entre le Maroc et le Nigeria. Il a affirmé que ses joueurs s'étaient soumis à des préparations spécifiques tout au long du tournoi, mais que la pression du public avait joué un rôle déterminant dans le résultat final.
Lors de la conférence de presse précédant le match de classement contre l'Égypte, prévu demain samedi (17h00 GMT+1), Schell a précisé : « Les joueurs se sont entraînés aux tirs au but lors de toutes les séances d'entraînement durant notre participation à ce tournoi. J'ai effectué quelques remplacements avant la séance de tirs au but, car Victor (Osimhen) souffrait d'un problème à la cheville droite, sa jambe de frappe. J'ai donc fait entrer Paul (Onuachu) car il tire bien. »
Schell a également défendu Samuel Chukwueze, qui a manqué le deuxième tir au but : « Samuel (Chukwueze) est le meilleur tireur de penalties de l'équipe. Il n'avait jamais raté un seul des 400 penalties qu'il avait tirés (à l'entraînement), mais tirer en match n'est pas la même chose que le faire lors des séances d'entraînement. »
Il a ensuite évoqué le rôle des supporters marocains dans l'influence sur ses joueurs : « L'ambiance est folle au moment des tirs au but. C'est pourquoi, avant le match, j'ai dit que j'irais à la mosquée pour prier, car on ne peut pas savoir ce que ressent un joueur lorsqu'il s'apprête à tirer un penalty, ou lorsqu'il place le ballon devant cette foule. Si les tirs au but avaient eu lieu au Nigeria, je crois que nous aurions gagné ce match. Je ne veux rejeter la faute sur aucun joueur, j'assume l'entière responsabilité. »