
Les points clés de la conférence de presse de Regragui : critiques des supporters, importance de Diaz pour la CAN et le rôle du "capitaine" Hakimi
Le sélectionneur national Walid Regragui s'est présenté ce dimanche matin devant les journalistes, en marge de la conférence de presse précédant le match de demain, où l'équipe marocaine affrontera son homologue zambienne, dans le cadre de la troisième journée de la phase de groupes (Groupe A) de la Coupe d'Afrique des Nations "Maroc 2025". Voici les principaux points abordés par Walid Regragui :
- Confrontation face à la Zambie : « Nous avons l'opportunité de terminer cette phase en tête de groupe afin de rester à Rabat, et c'est notre objectif principal depuis le début de la compétition. Ensuite débutera la phase à élimination directe, réputée pour sa difficulté. Ce qui nous importe aujourd'hui, bien sûr, c'est de poursuivre notre progression. »
- Êtes-vous l'entraîneur idéal pour remporter la Coupe d'Afrique ? : « Oui, je crois toujours en ce que j'ai dit, sinon je ne serais pas assis ici maintenant (Vous ne trouverez pas mieux que moi pour gagner cette coupe, que vous le vouliez ou non). J'ai plus confiance que quiconque. C'est à la fin du bal qu'on paie les musiciens. C'est ainsi que j'ai toujours travaillé, que ce soit avec le FUS, le Wydad, Al-Duhail ou lors de la Coupe du Monde. Nous sommes unis comme une famille, nous savons ce que nous devons apporter au football marocain, et nous sommes prêts pour cela. Mais nous savons que nous allons souffrir. »
- L'importance de Brahim Diaz : « Je suis content pour Brahim, car il a reçu de nombreuses critiques lors des matchs amicaux ou des éliminatoires, parce que nous attendons beaucoup de lui, et il a compris ce que nous attendons de lui. C'est un joueur important pour nous, capable de faire la différence à tout moment. Il s'est bien intégré à l'ambiance de la CAN. Diaz, sur une seule tentative, peut nous offrir la victoire. Ce qui m'importe, ce n'est pas de marquer, mais l'esprit qu'il a montré, il défend plus et demande bien les ballons, il est au service de l'équipe et c'est ce que nous lui demandons. Nous savons que nous aurons besoin de lui si nous voulons gagner la CAN. »
- La disponibilité d'Achraf Hakimi : « Je pense que beaucoup ne réalisent pas l'apport d'Hakimi à notre équipe nationale. Nous avons disputé deux matchs sans notre meilleur joueur, sans notre capitaine et l'un des piliers les plus importants de l'équipe, et pourtant nous ne nous en sommes pas servis comme excuse pour évaluer notre performance. Nous gérons sa situation avec prudence, et ce qui est certain, c'est qu'il participera au match de demain. Sera-t-il titulaire ou non ? C'est une décision que nous prendrons plus tard, mais ce qui est sûr, c'est que ce sera son premier match en Coupe d'Afrique des Nations. »
- Les critiques des supporters marocains : « Je connais l'environnement marocain. Malheureusement, je pensais que nous pourrions changer certaines choses, mais rien ne change. J'ai dit aux joueurs que 95 % des Marocains vous aiment et sont heureux, et que 5 % sont ceux qui crient beaucoup. Nous avons élevé le niveau des attentes, car nous avons maintenant 4 points et demain, si Dieu le veut, si nous gagnons, nous aurons 7 points, et pourtant les gens ne sont pas contents. C'est le niveau d'attente que nous souhaitions. Comme je l'ai dit, quand on veut être un grand pays de football, il faut accepter ces choses, et je les accepte. Ce qui se passe ne m'empêche pas de dormir (en référence aux critiques). L'amour que le public nous donne est le plus important, et quand ils nous critiquent, ils nous aident aussi, c'est le jeu. »
- La sous-estimation d'Hakimi : « Je ne voudrais pas mentionner d'autres sélections, mais si un joueur comme Sadio Mané était absent pour le Sénégal ou Mohamed Salah pour l'Égypte, on dirait que l'équipe a manqué de ses meilleurs éléments. Aujourd'hui, au Maroc, on n'en parle pas beaucoup, et peut-être le rôle d'Hakimi est-il sous-estimé, je ne sais pas, peut-être parce qu'ils n'en sont pas conscients, mais quoi qu'il en soit, je sens qu'avec Achraf, nous deviendrons une équipe plus solide et plus forte, et c'est une certitude. »